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Baisse des moyens pour l'éducation nationale : la question de Claude Berit-Débat

Thématique : Education/jeunesse/sport/recherche

Type de contenu : Question d'actualité

Question d'actualité au gouvernement du 7 avril, Claude Berit-Débat, interroge Jeannette Bougrab, secrétaire d'État sur la baisse des moyens humains dans l’Éducation nationale.

 

 

 


Conditions d'enseignement par Senateurs_socialistes

 

 

M. Claude Bérit-Débat

Ma question s'adresse à M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, qui est malheureusement absent.

Madername la secrétaire d'État, le Gouvement n'en est visiblement plus à une contradiction près pour imposer une politique qui sombre maintenant dans le ridicule.

Ainsi, vous avez suspendu les allocations familiales aux parents d'enfants absents, mais vous n'arrivez plus à assurer la présence d'un professeur devant chaque élève.

Mieux encore, alors que vous supprimez des postes, vous demandez à Pôle emploi de recruter des professeurs remplaçants.

 

 Les personnels, les parents et les élus ont beau manifester partout, en Dordogne comme ailleurs, rien n'y fait : vous refusez obstinément de voir que notre système éducatif se dégrade et ne joue plus son rôle d'ascenseur social.

Cette détérioration affecte tous les niveaux et toutes les catégories de personnels : les professeurs, bien sûr, mais aussi les RASED, les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté, les EVS, les emplois de vie scolaire, les personnels administratifs et même ceux des CDDP, les centres départementaux de documentation pédagogique.

La chute de la France dans le classement PISA n'est donc ni une surprise ni une fatalité. Elle est la conséquence de choix contestables et inadaptés, comme la suppression des IUFM ou votre politique d'autonomie et de regroupement des établissements, madame la secrétaire d'État.

Votre ambition se résume encore et toujours à un seul objectif : réduire le nombre de professeurs et instaurer des quotas de fermeture de classes pour faire des économies.

L'éducation nationale mérite mieux. Nous devons et pouvons lutter contre les inégalités et l'échec scolaire en rebâtissant l'école de la réussite.

Cette politique passe par une véritable rupture. Des solutions existent. En voici quelques-unes.

Tout d'abord, nous devons conclure un nouveau pacte éducatif entre les enseignants et la nation. Ensuite, nous proposons de relancer la scolarité dès l'âge de deux ans, d'organiser la semaine de cinq jours éducatifs et de repenser le collège, en lui accordant ses moyens en fonction des caractéristiques sociales des élèves.

 

Enfin, nous souhaitons promouvoir l'autonomie pédagogique des équipes enseignantes, qui doivent avoir le « pouvoir d'agir ».

Ma question est donc simple, madame la secrétaire d'État : Quand abandonnerez-vous votre approche comptable pour adopter une véritable politique éducative, c'est-à-dire qui soit centrée sur l'avenir de nos enfants ?

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