Navigation principale

Navigation dans Actualités

Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Archives > François Rebsamen aux Journées parlementaires de Bordeaux

François Rebsamen aux Journées parlementaires de Bordeaux

Thématique :

Date : 24 septembre 2013

Type de contenu : Intervention

Consulter l'intervention du président du groupe socialiste du Sénat .

Seul le prononcé fait foi.

 

Monsieur  le Premier Ministre, messieurs et mesdames les Ministres, mes chers collègues, chers camarades,

Nous sommes aujourd’hui à Bordeaux pour les deuxièmes journées parlementaires socialistes de la législature. 

 

Pourquoi Bordeaux ? C’est un choix voulu et réfléchi

En effet  Bordeaux fait partie des conquêtes à emporter pour les futures élections municipales.

A Bordeaux un des nôtres, Vincent Feltesse,  part à l’assaut d’une citadelle de la droite.

A Bordeaux, un des nôtres s’attaque au meilleur d’entre eux, un monument historique de la droite,  Alain Juppé…

Une citadelle pas si imprenable que ça puisque  notre chère Ministre Michelle Delaunay a su la faire tomber lors des dernières législatives.

 

Je veux ici apporter tout notre soutien et tout notre appui à Vincent Feltesse.

 

Je veux aussi lui dire qu’en politique les conquêtes les plus difficiles sont les plus solides ensuite, car on ne les doit qu’à soi-même et qu’il est plus simple dans la vie politique d’être un conquérant qu’un héritier.

On en est que plus libre même si cela n’exonère pas de l’esprit collectif.

 

La bataille de Bordeaux m’amène à vous parler des élections municipales, qui, pour ce qui concerne les Sénateurs, vont peser sur leur réélection.

28 semaines nous séparent du scrutin municipal, 6 mois.

C’est loin mais c’est demain, et le contexte dans lesquels les Français voteront les 23 et 30 Mars prochains, même s’il n’est pas figé, est déjà esquissé.

Je pense sincèrement que nous avons des raisons d’être confiants.

Confiants d’abord car nous pourrons porter avec fierté le bilan des deux années de la gauche au pouvoir, celles du gouvernement Jean-Marc Ayrault, notre Premier Ministre que je salue ici.  

Certes nous n’avons pas tout fait, mais nous avons fait beaucoup.

Nous avons d’abord dû réparer les dégâts de 10 ans de droite au pouvoir.

Quand la gauche arrive au pouvoir, en général, c’est que la droite a échoué et que le pays est en très mauvais état. Mais, en 2012, la crise avait décuplé les effets des mauvaises politique successives.

Il a fallu faire face à la dette abyssale, au dérapage des déficits, et cela en préservant le pouvoir d’achat des plus modestes et en demandant des efforts aux plus favorisés, donc dans la justice et l’efficacité.

Dans le même temps, nous avons engagé les profondes réformes structurelles nécessaires à la modernisation de notre pays.

Education, Emploi, Emplois des jeunes et des seniors, logement, égalité des droits, compétitivité des entreprises,  justice, institutions,  démocratie locale, retraites, …

La liste est impressionnante, vous la connaissez aussi bien que moi.  

Et si la reprise se confirme, la France est aujourd’hui armée pour en saisir les effets.

L’action menée n’a pas toujours été bien expliquée ou bien comprise. Comme je l’ai souvent dit, je crois aux vertus de la pédagogie en politique !

Le temps médiatique n’est pas le temps de la politique. Il faut donc garder le cap, garder le rythme, et garder son sang froid ! 

Notre pays est confronté à une sorte de dépression collective qui ne date pas d’aujourd’hui mais qui s’aggrave au fil des années et l’impatience que manifestent les Français est à la hauteur de leur angoisse et de leur désespérance.

Mais notre rôle c’est d’assumer et de revendiquer nos choix et nos actions.

A nous de réhabiliter la gauche au pouvoir,

A nous de défendre fièrement notre bilan dans nos villes, nos communes, nos régions, nos départements,

A nous de convaincre que nous allons gagner a bataille du redressement de la France.

 

Confiants ensuite parce qu’au-delà de notre action politique nationale, je connais nos élus, mes collègues, je connais leur dévouement à leurs administrés et à leurs villes ou leurs communes, et la qualité de leurs bilans.

Ce point est un gage de réélection dans la mesure où l’attachement et l’estime que les Français portent à leurs maires se vérifient constamment dans les sondages.

 

Confiants enfin car je constate que la droite, gavée de pouvoir national pendant 10 ans, a négligé, à quelques exceptions près, de travailler ses implantations locales. La preuve en est, l’appel lancé par l’UMP pour trouver des candidats locaux !

 

L’inconnu du scrutin de mars est le score du Front National.

Même François Fillon s’y est mis pour faire sauter les digues qui séparaient la droite républicaine de l’extrême droite, et l’UMP, amnésique sur l’échec de ses 10 ans de pouvoir, continue, sans vergogne,  de développer son fonds de commerce sur l’insécurité et l’immigration.

Le meilleur rempart contre la progression du Front National, c’est la proximité que nos élus locaux entretiennent avec leurs administrés.

Cela n’exonère pas de mener la confrontation des idées pied à pied pour éviter qu’à une défaite idéologique ne succède une défaite électorale. 

 

La bataille des municipales va ouvrir un cycle électoral d’un an.

C’est sur la base de nos implantations locales que s’est construite la victoire de 2012.

En gagnant les batailles de mi-mandat avec nos convictions et notre bilan, nous préparerons celle de 2017.

Alors, mes chers collègues, ne cédons pas aux sirènes de la crainte ou du défaitisme : les Français nous ont élus pour que ça change et, oui, ça a changé, oui ça change.   

Partager cette page sur

  • Générer en PDF
  • Suggérer
  • Haut de page

Navigation

eZ Publish - © Inovagora