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RSA : question d'actualité de C. Jeannerot

Distribution au local d'Argenteuil du Secours Populaire - © Pierre Marcel

Thématique : Solidarité/Santé/Sécurité sociale

Date : 12 mai 2011

Type de contenu : Question d'actualité

Claude Jeannerot a interrogé le premier ministre lors de la séance de questions d'actualité sur les minima sociaux

 

 

 
Question d'actualité de C. Jeannnerot par Senateurs_socialistes

 

 

M. Claude Jeannerot .

Monsieur le président, mes chers collègues, ma question s'adressait à M. le Premier ministre.

Au début de cette semaine, un ministre du Gouvernement annonçait le dépôt d'une proposition de loi afin que « les allocataires du RSA soient obligés d'accomplir un travail d'intérêt général non rémunéré et pour que le total des minima sociaux ne puisse dépasser 75 % du SMIC. » (Vives protestations sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

Ces propos visent d'abord à faire croire aux Français qu'il est possible de gagner plus avec le revenu de solidarité active qu'avec un revenu du travail. C'est faux : il y a une différence de 660 euros entre le RSA et le SMIC !

Comment peut-on s'en prendre ainsi aux plus pauvres et tenter d'opposer ceux qui ont un peu à ceux qui n'ont rien ? Nous aurions préféré entendre cette vertueuse indignation sur les bonus des banquiers : jusqu'à 4,5 millions d'euros pour l'un d'eux,…

 

… à mettre en face du RSA, 460 euros par mois. (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe socialiste.)

 

 Pour faire bonne mesure, ce ministre propose aussi que les étrangers ne puissent pas bénéficier des minima sociaux s'ils ne résident pas en France depuis au moins cinq ans !

Mes chers collègues, c'est déjà le cas, puisque c'est ce que prévoit l'article 3 de la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion. Alors pourquoi revenir sur cette question ? À quoi joue-t-on ?

Affirmer que le revenu de solidarité active concurrence le travail est bien entendu contraire à l'esprit même du RSA, mais c'est surtout méconnaître la réalité quotidienne de nos concitoyens les plus en difficulté. Ils ne demandent ni la charité ni l'assistance, et le travail bénévole obligatoire n'est pas un moyen de remédier à leur situation.

Ils veulent un vrai emploi, un vrai travail qui leur permette de vivre dignement et décemment avec leur famille. C'est la raison pour laquelle nous, élus locaux, mettons en place dans nos départements des actions d'accompagnement et de formation nécessaires.

Vous en conviendrez, nos efforts n'ont de chance d'aboutir que si la croissance et l'emploi sont au rendez-vous. C'est la principale condition, mais c'est d'abord la première responsabilité du Gouvernement.

Or, force est de le constater, les problèmes demeurent : chômage, précarité, manque de logements. Désigner les plus pauvres d'entre nous à la vindicte est indigne et ne résout rien.

Nos valeurs républicaines, la fraternité notamment, sont gravement mises en cause.

Ma question est simple : quelles suites le Premier ministre envisage-t-il de donner à la proposition relative au RSA faite par l'un des membres de son gouvernement ?

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