Navigation principale

Navigation dans Actualités

Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Archives > Rémunération des banquiers : N. Bricq interroge F.Baroin

Rémunération des banquiers : N. Bricq interroge F.Baroin

© Nigreon2008

Thématique : Budget/fiscalité/finances

Date : 12 mai 2011

Type de contenu : Question d'actualité

Lors de la séance de questions d'actualité, Nicole Bricq a interrogé le ministre du budget sur les rémunérations des hauts dirigeants des établissements financiers.

 

 
Question d'actualité de N Bricq 12 mai par Senateurs_socialistes

 

 

Mme Nicole Bricq

 La confrontation avec l'actualité est rude pour le Gouvernement.

Tandis qu'il s'attaque aux plus faibles – on pense aux velléités de certains de ses membres de s'en prendre au RSA -, il garde une certaine complaisance vis-à-vis des rémunérations des hauts dirigeants des établissements bancaires et financiers.

Nous avions pourtant, ici même, en octobre 2008, établi un diagnostic commun : ce sont bien les rémunérations exorbitantes dans le domaine de la finance et de la banque qui, en raison des prises de risques inconsidérées qu'elles ont entraînées, ont causé dans la partie développée de la planète une crise dont nous ne sommes pas encore sortis.

Lorsqu'en octobre 2008 le Gouvernement a demandé aux parlementaires d'apporter par leur vote le soutien de la Nation aux mesures de prêts et de garanties de l'État accordées aux banques et aux établissements financiers, nous avons répondu présents.

Toutefois, une partie de l'hémicycle, dont le groupe socialiste, avait alors exigé des contreparties en matière de rémunérations.

Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie…

 … a pris un arrêté visant à transposer une directive européenne, lequel traduit une certaine complaisance vis-à-vis des établissements financiers et bancaires.

Nous sommes en effet passés d'une directive européenne où la volonté du législateur était très claire – les rémunérations devaient être « équilibrées » entre la partie variable et la partie fixe – à un rapport « approprié » entre les composantes fixe et variable de la rémunération totale ». Peut-être est-ce un problème de traduction…

Mais est-ce vraiment « approprié » que le président-directeur général du groupe BPCE perçoive 1,6 million d'euros pour l'année 2010, et que la part variable de sa rémunération soit de 66 %, ou que celui de la Société Générale touche 4,3 millions d'euros, dont une part variable de 77 % ? Et je me contenterai de ces deux exemples, qui concernent deux anciens collaborateurs du Président de la République.

 

Si l'on en croit la presse, le Président de la République se serait ému de cette situation. (Exclamations ironiques sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

 

Il aurait demandé à son gouvernement d'agir…

 

 Il avait déjà déclaré, en février 2008, que l'autorégulation et les rémunérations excessives appartenaient au passé. En réalité, les affaires reprennent !

Monsieur le ministre du budget, vous avez présenté hier à la commission des finances du Sénat un projet de loi de finances rectificative. Vous avez un véhicule législatif sous la main. Pourquoi attendre ? Vous pouvez agir, soit par plafonnement, soit par taxation dissuasive de ces rémunérations, comme les socialistes vous l'ont régulièrement proposé.

Partager cette page sur

  • Générer en PDF
  • Suggérer
  • Haut de page

Navigation

eZ Publish - © Inovagora