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Enquête de victimation de l’Observatoire nationale de la délinquance et des réponses pénales : les interprétations trompeuses du ministre de l’Intérieur

Thématique : Justice/sécurité

Date : 24 novembre 2011

Type de contenu : Communiqué de presse

Pour la cinquième année consécutive, l’ONDRP (observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) a rendu public les résultats de son enquête dite de victimation, réalisée avec l’INSEE. D’après l’Observatoire, les violences physiques et sexuelles hors et intra ménages seraient en baisse, pour la première fois.

Le ministre de l’Intérieur s’est immédiatement réjoui de ces résultats, y voyant le couronnement des efforts du Gouvernement en matière de  lutte contre l’insécurité.

La réalité n’est pas aussi glorieuse et par respect pour nos concitoyens, il ne faut pas faire dire à ces données ce qu’elles ne peuvent pas dire. 

Ces éléments ne sont en fait que les résultats d’un sondage et ne sont pas une vérité révélée.

Plus qu’une statistique exacte, elles donnent une image de notre société.

Image plus rassurante, certes, mais inexacte.

Si certains de nos concitoyens pourraient en déduire que les violences physiques ont diminué, les chiffres nous ramènent malheureusement à une réalité bien différente.

Dans cette même enquête, 290.000 personnes déclareraient avoir été victimes de vols ou tentatives avec violence et menaces en 2010. Les faits de violence des mineurs ne font que croître : 280.000 personnes auraient été victimes d’agressions sexuelles. Faut-il se réjouir de tels éléments ?

Plus généralement et selon les chiffres même de l’ONDRP, les atteintes volontaires à l’intégrité  physique des personnes (AVIP) se sont alourdies en France métropolitaine de 21,2 % au cours de la période 2002-2010. En particulier, les violences physiques non crapuleuses qui ont augmenté de 51% depuis 2002, pour atteindre le nombre de 241.000 en 2010.

Le Ministre de l’Intérieur ne saurait donc en aucune façon se targuer de la réussite du gouvernement en la matière.

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