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Comment le projet de loi de finance rectificative 2012 aggrave l’impasse financière dans laquelle se trouve l’action extérieure de l’Etat

Thématique : Education/jeunesse/sport/recherche

Date : 16 février 2012

Type de contenu : Communiqué de presse

À chaque déplacement sur le terrain, nous sommes confrontés aux réductions de postes dans les consulats ; nous constatons la baisse des crédits pour l’action sociale ; nous sommes pris à parti sur la dégradation de l’attractivité de notre système d’enseignement.

Avec le projet de loi de finance rectificative 2012, c’est une nouvelle aggravation de la situation que le gouvernement Fillon nous demande d’approuver dans l’urgence :

-      2.9 millions de moins pour le fonctionnement de notre réseau diplomatique en Europe et dans le monde ;

-      6,249 millions de moins pour la diplomatie culturelle et d’influence ;

-      1,137 million de moins pour les Français à l’étranger et les affaires consulaires, dont 60% sur les crédits d’aide sociale.

Le gouvernement mesure-t-il réellement l’impact de ces 10 millions d’euros d’économies ?

Ces 6,249 millions d’économie au moment de la mise en œuvre de la réforme de notre dispositif culturel qui a créé l’Institut Français ne peuvent que condamner l’ensemble de cette réforme !!! C’est aussi l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger qui est fragilisée car elle devra une fois de plus imputer ce désengagement financier sur les frais de scolarité payés par les familles.

Avec la baisse des crédits d’aide sociale dans des pays touchés de plein fouet par la crise, nous serons dans l’incapacité de répondre aux besoins de familles françaises qui devront organiser un rapatriement en France, très souvent dans des conditions dramatiques. La situation résultant depuis plusieurs années d’une stagnation des crédits d’action sociale était déjà fort préoccupante. Elle ne sera plus tenable et aura de lourdes conséquences humaines et financières.

Force est de constater qu’Alain Juppé gère aujourd’hui la misère budgétaire qu’il avait dénoncée dans une tribune cosignée avec Hubert Védrine dans « Le Monde » du 6 juillet 2010.

La situation budgétaire atteint aujourd’hui un point de non-retour. Les quatre sénateurs socialistes représentant les Français établis hors de France refusent cette logique budgétaire qui a pour conséquence le démantèlement par lambeaux de notre réseau d’influence et d’action. Ils appellent à une révision sérieuse des priorités de l’action extérieure une fois que l’alternance politique sera devenue une réalité, en mai et juin prochains.

 

Jean-Yves Leconte, Hélène Conway-Mouret, Claudine Lepage, Richard Yung

Sénateurs des Français établis hors de France

 

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