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Loi « Orientation et réussite des étudiants », un rendez-vous manqué

© université Paris 13

Thématique : Education/jeunesse/sport/recherche

Type de contenu : Dossier législatif

Les sénateurs socialistes ont voté contre le texte « Orientation et réussite des étudiants » du Sénat

Il fallait remplacer le système d’accès à l’enseignement supérieur Admission Post Bac (APB). Mais le texte qui installe la plate-forme « Parcoursup » ne garantit pas aux étudiants l’accès à la formation souhaitée.

La droite sénatoriale a durci le texte en donnant plus de pouvoirs aux Présidents d’établissement. Le groupe socialiste a défendu vainement le maintien de la compétence d’affectation des recteurs, représentants de l’Etat et garants de l’équilibre du système et de l’égalité de traitement des étudiants.  Au final, le texte du Sénat renforce le risque de discrimination et peut aller jusqu’à remettre en cause le droit de tout bachelier à s’inscrire dans l’enseignement supérieur. Un droit auquel sont attachés les sénateurs socialistes.

« Ce que nous voulons, c’est une orientation et un accompagnement réussis, du lycée au supérieur, au nom de l’intérêt de l’étudiant. C’est cette valeur qui doit fonder toute politique publique éducative et inspirer toute réforme de l’enseignement supérieur ou du secondaire » a expliqué la sénatrice Sylvie ROBERT, regrettant un texte précipité.

Le 15 février,  les sénateurs socialistes se sont  à nouveau opposés au texte issu de la  Commission mixte paritaire.

Les sénateurs socialistes ont voulu croire au texte « Orientation et réussite des étudiants ». Ils constatent que l’intérêt des étudiants a été progressivement perdu de vue au cours de la navette parlementaire. Au final, la loi s’est révélée être « un texte d’affectation et non plus d’orientation » a regretté la sénatrice Sylvie ROBERT.

La droite sénatoriale avait dénaturé le texte, le faisant évoluer dans une direction antinomique à celle présentée par le Gouvernement. Le Groupe socialiste et républicain espérait qu’à l’occasion de la commission mixte paritaire le texte serait rééquilibré. Il n’en a rien été. Bien au contraire.

Désormais, les capacités d'accueil tiendront notamment compte des "perspectives d'insertion professionnelle des formations", critère pourtant peu fiable, contraire à l'esprit même de l'université et qui risque de freiner le développement des filières de formation d'avenir. Surtout, elle durcit la procédure de dernier recours pour les candidats qui n'auraient obtenu aucune affectation, faisant craindre qu'un certain nombre d'étudiants se retrouvent contraints de renoncer à poursuivre leurs études supérieures par manque de places dans les établissements. Les sénateurs socialistes ont donc voté contre.

 

Lire dans la colonne de gauche les interventions des sénateurs socialistes

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