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Avenir de l'union pour la méditerranée : intervention de Roland COURTEAU

Thématique : Affaires étrangères/défense
Union européenne

Date : 16 février 2011

Type de contenu : Intervention

M. Roland Courteau. - Je me réjouis que, dans le sud de la Méditerranée, le vent de liberté souffle en tempête et que les droits de l'homme gagnent du terrain de façon irréversible. Les combattants de la liberté méritent notre admiration et notre soutien.

Je me suis rendu dans ces pays à plusieurs reprises dans le cadre de l'OPECST. Il y a là beaucoup de grain à moudre pour l'UPM dans les prochains mois. La rive sud regroupe 60 % des pays touchés par le manque d'eau. Une forte réduction de la pluviométrie y aurait des conséquences gravissimes, alors que la population des pays de la rive sud devrait s'accroitre de 50 % d'ici 2025.

Qu'est-il advenu des espoirs nés de la conférence de Paris en 2008 ? Jusqu'aux événements de Tunisie et d'Égypte, l'UPM a suscité peu d'intérêt de la part des pays d'Europe du nord. Sur la zone, il n'y a que deux agences pour le développement, l'allemande et la française. Est-il inéluctable que les rencontres interministérielles sur des sujets techniques comme l'accès à l'eau soient affectées par des problèmes politiques ?

J'ai rendu un rapport sur le risque de tsunami en Méditerranée. Le Centre national d'alerte en Méditerranée occidentale sera opérationnel en 2012 ; il a vocation à devenir régional. Des centres d'alerte doivent voir le jour pour la Méditerranée centrale et orientale. Tous les pays riverains sont concernés. Les enjeux sont économiques et stratégiques. L'UPM serait là dans son rôle : pourtant rien ne se passe. Oui, il y a du grain à moudre pour l'UPM !

Quel bilan tirer de l'action du secrétariat général et des rencontres mensuelles des ambassadeurs ? Quelles perspectives pour l'avenir en attendant la résolution du conflit israélo-palestinien ? Quelles actions la France peut-elle mener avec ses partenaires de l'Union pour relancer le processus ? L'Union européenne dispose de fonds de coopération non négligeables dont l'emploi pourrait servir de levier pour le développement.

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