|
Or, le nouveau ministre de la défense, Hervé MORIN, vient de déclarer benoîtement à l’AFP, que, en ce qui concerne la construction du second porte-avions, la décision n’est pas encore prise et que, puisque la « situation budgétaire du pays est extrêmement grave » il faudra d’abord « examiner la totalité des problématiques budgétaires ».
Je signale au ministre que cette situation économique grave pour les finances du pays est l’héritage direct de la majorité précédente à laquelle il appartenait. Cette situation était déjà connue de l’actuel Président au moment de faire ses martiales déclarations de campagne. Par ailleurs, suite à l’accord de coopération avec la Grande-Bretagne signé en mars 2006, des sommes considérables ont déjà été engagées sur ce programme par le gouvernement précédent.
Il faudrait arrêter de tergiverser avec un programme de défense qui implique, en plus de ses aspects stratégiques, d’importantes retombées économiques et sociales, notamment en termes d’emplois créés en France.
Il est urgent de dire maintenant aux Français que la loi de programmation militaire 2003-2008 constitue une bombe budgétaire, qui conduit à une impasse. Ainsi, au détour d’une déclaration en apparence anodine, le ministre Hervé MORIN avoue que tous les programmes retenus précédemment ne pourront pas être réalisés. Cruel aveu.
Il est nécessaire que le Parlement se saisisse immédiatement de ce dossier ; avec un double objectif :
- vérifier l’exécution de la loi de programmation en cours ;
- participer à la rédaction d’un Livre Blanc sur la défense dans la perspective d’une défense européenne. |