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Depuis sa création par Dominique de Villepin en 2006, ils alertent les gouvernements de droite sur le caractère inapplicable du chèque-transport. Quand ils ont proposé au gouvernement de rendre le dispositif pratique et efficace, ils ont été éconduits à trois reprises (loi du 30 décembre 2006 sur la participation et l’actionnariat salarié, loi TEPA du 21 aout 2007, loi en faveur du pouvoir d’achat du 8 février 2008) !
Cette proposition figure à l’article 10 de leur proposition de loi en faveur du pouvoir d’achat déposée le 6 décembre 2007.
Il aura donc fallu deux ans à la droite pour s’apercevoir qu’il suffisait de proposer qu’une somme équivalente au chèque transport soit versée directement sur la feuille de paie des salariés, comme l’ont demandé les socialistes !
Au nom du groupe sénatorial, le sénateur Thierry Repentin propose au gouvernement d’aller plus loin :
- pour remédier à l’injustice Paris-Province, ils suggèrent d’obliger les employeurs à rembourser la moitié des frais de transports en commun partout en France (article 9 de la proposition de loi sur le pouvoir d’achat du 6 décembre 2007) ;
- pour concilier le développement durable et le pouvoir d’achat des ménages, ils proposent de faciliter les déplacements alternatifs à la voiture particulière. Dans cet objectif, les sénateurs socialistes demandent au Gouvernement d’inscrire leur proposition de loi sur la voiture en temps partagé, adopté à l’unanimité au Sénat, à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale ;
- enfin pour ne pas peser plus lourdement sur les ménages modestes contraints d’utiliser leur voiture pour aller travailler, ils demandent instamment au gouvernement de renoncer à augmenter la taxe sur les polices d’assurance comme la majorité sénatoriale l’a proposé dans un rapport du 6 février 2008.
Si le gouvernement n’a pas d’idée pour augmenter le pouvoir d’achat des ménages, qu’il accepte les amendements que les sénateurs socialistes proposeront à la loi de modernisation de l’économie dès la semaine prochaine ! |