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La politique étrangère et de défense de la France n’est pas un sujet banal. Et pourtant, Nicolas Sarkozy a annoncé le retour total de la France dans l’OTAN devant un simple colloque. A l’Assemblée Nationale, et afin de sécuriser le vote, le gouvernement a engagé sa responsabilité ce qui laissait les députés de la majorité sans réelle possibilité de choix…Sur une décision qui marque une rupture forte avec la politique originale de défense de notre pays, l’exécutif a refusé au Sénat le droit de l’approuver, ou non, par un vote. Les sénateurs socialistes, après plusieurs courriers au Premier Ministre, ont réclamé l’application du nouvel article de la Constitution, l’article 50-1, censé permettre au gouvernement de faire une « déclaration » lorsqu’un groupe parlementaire le demande. Réponse du chef de l’Etat : il annonce officiellement la réintégration totale de la France dans les structures de l’OTAN avant même le simple débat, prévu le 25 mars, au Sénat. Un camouflet sans précédent pour le Palais du Luxembourg, qui ne semble déranger ni son Président, ni la majorité sénatoriale UMP. Aujourd’hui, les sénateurs socialistes ne sortiront pas de l’hémicycle pour manifester leur indignation, ils ont choisi de mettre le gouvernement face à ses contradictions !
courrier de l'otan (06.03.09) |