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Le poids des mots n’est pas à la hauteur du choc des réalités sénatoriales : au Sénat, lors du renouvellement des commissions, aucune, même pas une commission nouvellement créée, celle des affaires européennes, n’a été confiée à l’opposition contrairement à l’Assemblée Nationale où la Commission des finances est présidée par un socialiste.
Il a, alors, été dit qu’il y aurait un rééquilibrage avec les délégations qui seraient nouvellement créées. Jean-Pierre Bel constate au moment où ces deux délégations sont mises en place que toutes les deux ont été attribuées à l’UMP.
Il y a là une drôle de conception de la représentation démocratique. En réalité, la droite considère toujours le Sénat comme sa propriété et n’entend partager avec quiconque, même pas le groupe RDSE, qui présentait un candidat pour les collectivités territoriales. Il y a des mots pour cela : tentation hégémonique, exercice solitaire du pouvoir. C’est le signe d’une certaine arrogance et d’un mépris pour l’opposition. |