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Près de 500 personnes, dont la première secrétaire du PS Martine Aubry, l'ancien résistant Raymond Aubrac, et une délégation sénatoriale emmenée par le Président du groupe socialiste, Jean-Pierre Bel, ont participé lundi près du Sénat à un "happy hour citoyen" contre la "privatisation" de LaPoste. Toute a journée, ainsi que chaque soir de la semaine, sont prévus une série d'action qui s'inscrivent dans le cadre de la mobilisation contre le projet de loi sur la réforme du statut de LaPoste, dont l'examen par les sénateurs devait débuter dans la soirée.
Initialement prévu pour débuter dans la journée, le débat a été retardé par les sénateurs de gauche qui ont fait durer l'examen d'un texte précédent, consacré à la régulation du transport ferroviaire. Dès le début du texte, les socialistes ont fait montre de combativité pour défendre ce pilier de la République.
Etaient également présents le porte-parole du PS Benoît Hamon, l'eurodéputé PS Harlem Désir, la sénatrice-maire Verts de Montreuil Dominique Voynet et le secrétaire national du PS chargé des services publics Razzy Hammadi.
"Le projet est une injustice, c'est une sottise", a déclaré Raymond Aubrac.
Jean-Pierre Bel a quant à lui dénoncé "une politique d'injustice qui se poursuit". Après avoir rappelé le précédent de GDF, il a déclaré: "si demain LaPoste est privatisée, ce sera l'inéquité des territoires et des Français".
De son côté, le sénateur Jean Desessard (Verts) a rappelé "la demande d'un référendum, pour que les citoyens tranchent dans ce débat de société".
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