Le 13 avril 2026, nos collègues Marie-Pierre de La Gontrie et Audrey Linkenheld sont intervenues en discussion générale du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes.
Pour notre groupe, ,e diagnostic est clair : notre justice criminelle est aujourd’hui engorgée. Mais face à ce constat, le projet de loi de Gérald Darmanin propose des réponses essentiellement procédurales qui suscitent de vives inquiétudes de notre part, mais aussi des magistrats, des avocats et des associations de victimes.
Au cœur des critiques, le plaider-coupable criminel, pivot politique du projet. Nous nous opposons à la version du gardes des Sceaux qui ne laisse plus de place aux victimes, ni à l’oralité nécessaire aux procès criminels. C’est particulièrement le cas pour les procès des victimes de violences sexistes et sexuelles, majoritairement des femmes, qui sont déjà suffisamment invisibilisées.
Nous dénonçons aussi l’extension des prérogatives des cours criminelles départementales qui traduit une tendance à la professionnalisation accrue de la justice criminelle au détriment de sa dimension collégiale.
Pour notre groupe, la solution est différente. Il faut plus de moyens pour la Justice et un meilleur accompagnement des victimes.
Il faut combattre la sous-criminalisation des viols et crimes sexuels.
Il ne faut pas opposer droits des victimes et droits de la défense, ils devraient être pensés ensemble.