Les sénatrices et sénateurs du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER) dénoncent avec force les conclusions de la commission d’enquête LR sur les missions des agences, opérateurs et organismes consultatifs de l’État. En proposant la rationalisation ou la suppression de nombreux organismes essentiels à notre vie démocratique, la droite sénatoriale franchit une nouvelle étape dans sa mission de démantèlement de la force publique.
Créée à l’initiative du groupe les Républicains, cette commission d’enquête a rendu ses conclusions le 3 juillet 2025 par la voix de sa rapporteure, Christine Lavarde. Sans surprise, la droite poursuit son offensive démagogique contre les opérateurs de l’Etat et plus particulièrement ceux qui interviennent au quotidien pour accompagner les plus démunis, aménager nos territoires ou préserver notre environnement.
Agence Bio, ANCT, ANRU, ANAH, ANS, ODEADOM, conservatoire du littoral, CROUS, parcs nationaux, ces structures capitales seraient supprimées. Agences de l’eau, ARS, OFB seraient « rationnalisés ». Tout y passe. Pour justifier des économies de bout de chandelle, bien dérisoires au regard du budget de l’État, la droite sénatoriale défend une politique ultralibérale qui laissera sur le bord du chemin nos concitoyens les plus fragiles et nos collectivités face aux défis territoriaux à relever tant climatiques que sociaux.
Le cynisme de la droite va jusqu’à proposer le non-renouvellement de l’ANRU alors que le Sénat travaille, de manière transpartisane, à la mise en place de la préfiguration « ANRU 3 ». Vingt ans après le premier programme de renouvellement urbain, le bilan sur les territoires est largement positif. Le NPNRU c’est 50 milliards d’euros investis dans les territoires, pour seulement 1,2 milliard d’euros dépensés par l’État, 80 % des ménages sortis de la précarité énergétique, une réduction de la concentration des pauvretés.
Mutualisation, fusion, rationalisation… autant de leitmotivs employés pour justifier la poursuite d’une politique de casse de nos opérateurs et par là-même de nos services publics. Si la droite sénatoriale fait de la simplification, de la dérégulation et de la guerre aux normes l’alpha et l’oméga de toute action politique, le groupe SER appelle au retour d’une véritable politique d’aménagement et d’égalité des territoires.
À chaque examen budgétaire, le groupe SER s’oppose à la suppression massive de postes au sein des opérateurs de l’État, bras armés de nos politiques publiques. Ce qui doit être mis en cause aujourd’hui, c’est le désengagement de l’État dans tous les territoires, ruraux et les plus fragiles ; ainsi que l’aggravation alarmante des déséquilibres géographiques. Les élus ont besoin d’un pilotage, d’un suivi et d’une évaluation de l’action de l’État dans les territoires. Les agences ne doivent pas être un bouc émissaire.