Pour les sénatrices et sénateurs du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER), il est urgent que l’État agisse pour protéger les salarié.e.s d’ArcelorMittal, préserver notre acier et assurer notre souveraineté industrielle. L’État doit enfin pouvoir contraindre l’entreprise, qui bénéficie d’aides publiques françaises et européennes massives, de cesser ses menaces de délocalisations et de suppressions de postes. Le groupe SER défendra ce jour un amendement pour nationaliser ou mettre sous tutelle le groupe, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2026.
Alors qu’ArcelorMittal est solide financièrement et verse chaque année des dividendes à ses actionnaires tout en bénéficiant d’aides publiques, le groupe continue d’annoncer des délocalisations et des suppressions de postes partout en France, sans tenir par ailleurs ses engagements en matière de décarbonation.
Face à cette situation, l’État ne peut rester passif. Notre acier, notre souveraineté industrielle, nos usines et nos emplois doivent être préservés. Nos sites sidérurgiques ne doivent pas être laissés à l’abandon, au risque de devenir les nouvelles victimes d’une désertification industrielle.
Le groupe SER a soutenu une proposition de loi pour nationaliser le groupe le 30 octobre dernier. Ce texte, à l’initiative du groupe CRCE-K, a été rejeté par le Sénat. Le 27 novembre, un texte équivalent a été adopté par l’Assemblée nationale. Les forces de gauche s’opposent ainsi à la déprise industrielle dans nos territoires et se battent pour protéger des actifs aussi stratégiques pour notre souveraineté.
A défaut de nationalisation, notre groupe est favorable à une mise sous tutelle d’ArcelorMittal, qui sécuriserait immédiatement les contrats, les commandes, l’intégration industrielle, tout en plaçant la puissance publique au cœur des décisions. Elle garantirait les débouchés commerciaux, la maîtrise des outils industriels, les brevets, et surtout l’avenir des salariés. Par ailleurs, la mise sous tutelle ne coûterait rien aux finances publiques.
Enfin, un appui fort de l’Union européenne est nécessaire pour défendre une industrie sidérurgique stratégique, essentielle à la réindustrialisation et à l’autonomie productive de l’Europe.
Les sénatrices et sénateurs du groupe SER sont convaincus de l’urgence de cette mise sous tutelle. C’est le sens de l’amendement qu’ils défendront ce jour. Ils proposeront également des échanges aux syndicats d’ArcelorMittal afin d’affiner cette proposition pour qu’elle soit au plus près de leurs revendications. L’heure n’est pas à perdre du temps dans une navette parlementaire dont on connaît par avance l’issue négative. Elle est à agir concrètement pour les salariés d’ArcelorMittal.