Bouleversements du monde : vers une modification forte des arbitrages budgétaires ?

Cette semaine se tient la 13édition du Printemps de l’économie, événement toujours intéressant qui permet à l’observateur avisé de percevoir les évolutions doctrinales et les sujets de travaux portés par les chercheurs et économistes en France mais aussi plus largement sur le plan international. Cette édition 2025 est intitulée : « Action publique – Nouvelle ère, nouveaux défis ».

Indubitablement, cet intitulé retranscrit utilement une situation de facto chaotique à bien des égards : ralentissement économique, vieillissement de la population dans le « monde occidental », raréfaction des ressources et des matières premières, conflits armés et mouvements massifs de déplacements de population… L’actualité nous rappelle chaque jour les limites de nos modèles de développement, de production et de croissance.

Évidemment, cette situation impacte les secteurs privés, mais aussi lourdement les pouvoirs publics dans un contexte dominé par une idéologie prônant une économie de marché (plus ou moins) régulée.

Notre pays est à cet égard marqué par un débat politique illustrant bien ces tensions qui ne sont pas que théoriques. En France, doit-on rogner sur les dépenses sociales et plus largement de solidarité pour financer l’entrée dans ce que les commentateurs appellent une économie de guerre ? Doit-on rester rigide sur les enjeux de tenue de la dette et du déficit, dans un contexte où la dépense nous permet d’investir mais nous met également en dépendance vis-à-vis de financeurs bien souvent extranationaux voire extraeuropéens ?

Dans ce contexte trouble, je crois fortement, dans la droite ligne de ma famille politique, que notre boussole doit être l’intérêt des Françaises et des Français mais aussi l’engagement de démarche fortes de solidarités économique, sociale, climatique et « pacifique ».

Nul ne peut contester que, dans cette nouvelle ère, de nouveaux défis sont devant nous. Je suis convaincue que pour pouvoir les relever, nous devons collectivement œuvrer pour une action publique forte et puissance, à même d’influer sur des désordres du monde toujours plus violents et plus brusques.

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