La place des collectivités territoriales dans la politique éducative

Le 27 mai 2026, à notre demande, le Sénat a débattu sur le thème : « La place des collectivités territoriales dans la politique éducative » en présence du ministre de l’éducation nationale.
Colombe Brossel, Marie-Pierre Monier, Paulette Matray et Pierre-Alain Roiron sont intervenus pour notre groupe.
Les collectivités territoriales sont en première ligne pour financer notre école, à tous les niveaux. Pourtant, elles n’en ont pas les moyens.
L’absence de prévisiion démographique globale ne permet pas d’anticiper les travaux nécessaires. Les expérimentations territoriales ne sont pas suffisantes.
Par ailleurs, nous dénonçons le fait que les collectivités financent proprotionnellement plus les écoles publiques que les écoles privées.

Questions au gouvernement du 27 mai 2026

Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité

Sylvie Robert a interrogé Catherine Pégard sur les risques que la concentration des médias fait peser sur la démocratie.
Pendant que Vincent Bolloré bâtit un empire culture et médiatique pour satisfaire son agenda politique, le Gouvernement préfère ne pas doter la France d’une véritable loi anti-trust capable. Derrière ces concentrations se joue plus qu’une stratégie économique : c’est une stratégie d’influence idéologique croissante et un pouvoir inédit sur le débat public. En refusant de réguler ces situations de domination, l’exécutif fragilise le pluralisme et laisse quelques intérêts privés peser toujours davantage sur l’information et la culture.

Rémi Cardon a interrogé Vincent Jeanbrun sur les passoires thermiques.
La décision du Gouvernement de remettre sur le marché 700 000 passoires thermiques est un renoncement écologique et social majeur. Après avoir promis un plan de rénovation énergétique ambitieux, l’exécutif recule face à des difficultés qu’il n’a pas su anticiper. Ce choix pénalise les locataires, qui continueront à subir des logements mal isolés et des factures énergétiques exorbitantes. Encore une fois, le Gouvernement privilégie l’affichage politique aux transformations concrètes.

Florence Blatrix-Contat a interrogé Sébastien Martin sur les risques que la désindustrialisation fait peser sur notre souveraineté.
L’entreprise Ferroglobe, dans l’Ain, a déposé plainte pour lutter contre le dumping qu’elle subit. Cet exemple révèle l’échec de la politique industrielle du Gouvernement : derrière les discours sur la « réindustrialisation », nos usines ferment ou tournent au ralenti. Alors que le silicium métal est un composant stratégique pour notre souveraineté énergétique et technologique, l’État laisse nos industries affronter seules une concurrence chinoise exponentielle.

Questions d’actualité au gouvernement du 13 mai 2026

Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.

Bernard Jomier a interrogé Stéphanie Rist sur la protection des scientifiques face à la montée des menaces complotistes liées à l’hantavirus,.
La gestion de la communication du gouvernement autour de l’épidémie d’hantavirus a aussi causé l’augmentation massive des menaces à l’encontre des scientifiques.
Ces derniers doivent être protégés et soutenus par le gouvernement.

Alexandre Ouizille a interrogé Roland Lescure sur le pouvoir d’achat des Français.
Alors que TotalEnergies réalise des bénéfices exceptionnels, le sentiment d’un déséquilibre croissant entre les plus riches et les plus pauvres augmente. Pour nos concitoyens les plus pauvres, il semble que l’effort repose essentiellement sur les consommateurs sans réponse politique à la hauteur des enjeux.

Pierre-Alain Roiron a interrogé Laurent Nunez sur l réponse de l’État face aux dérives des mairies d’extrême droite,
L’annulation par la municipalité de Vierzon des commémorations consacrées au souvenir de l’esclavage et de son abolition, la diffusion par « erreur » d’un chant pétainiste… participent d’une banalisation inquiétante des références et comportements issus de l’extrême droite. En laissant s’installer ces atteintes aux valeurs républicaines et au travail de mémoire, l’État prend le risque d’un affaiblissement progressif du récit historique commun. La délégation de l’organisation de ces commémorations aux communes ne peut se faire sans une vigilance accrue des préfets et sans une réponse claire face aux dérives observées dans certaines municipalités dirigées par le RN.

Questions au gouvernement du 6 mai 2026

Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.

Rémi Féraud a interrogé Vincent Jeanbrun sur la fin de l’encadrement des loyers.
L’expérimentation de l’encadrement des loyers dont peuvent se servir les zones denses s’achève en novembre.
Ce dispositif donne du pouvoir de vivre aux Français·es.
Quelles mesures le gouvernement va-t-il prendre, en urgence pour pérenniser cet encadrement ? Une proposition de loi du député socialiste Iñaki Echaniz a été adoptée par l’Assemblée nationale. Va-t-elle être mise à l’ordre du jour du Sénat par le gouvernement ?

Paulette Matray a interrogé Françoise Gattel sur la formation des élus.
Alors que les dernières élections municipales ont désigné de nombreux nouveaux élus qui sont, souvent, déjà confrontés à des difficultés d’engagement et d’exercice de leur mandat, le gouvernement échoue à leur garantir un accès effectif à la formation.
Le dispositif « Mon compte élu », miné par des dysfonctionnements absurdes, illustre une gestion défaillante. En négligeant le levier essentiel de la formation, le gouvernement contribue directement à fragiliser l’engagement local et porte une responsabilité claire dans les difficultés rencontrées par les élus.

Jean-Luc Fichet a interrogé Laurent Nunez sur les violences envers les élus.
Parce qu’elle a pris la responsabilité d’interdire un banquet du Canon français, la maire de Quimper a été ciblée par des militants d’extrême-droite et exposée à un déferlement de haine sur les réseaux sociaux.
À Caen, ce rassemblement a donné lieu à des débordements dans le centre-ville, accompagnés de propos et d’actes racistes d’une violence inacceptable.
Ces faits ne sont pas isolés : ils traduisent un climat délétère dans lequel les élus sont laissés en première ligne. En ne garantissant pas leur protection face à ces dérives, le gouvernement faillit à une mission essentielle et contribue à banaliser la violence envers les élus.

Questions au gouvernement du 29 avril 2026

Nous avons interpelé le gouvernement sur l’actualité.

Patrick Kanner a interrogé Sébastien Lecornu sur la hausse du prix du carburant.
Cette hause, consécutive à la guerre au Moyen-Orient, frappe surtout les ruraux et travailleurs obligés de prendre leur voiture.
Nous dénonçons des inégalités qui se creusent quand les groupes pétroliers font des profits énormes.
Face au risque d’une nouvelle crise sociale, quelles mesures structurelles le gouvernement compte-t-il prendre ?

Sylvie Robert a interrogé Catherine Pégard sur la clause de conscience des auteurs.
Suite à la démission de 200 auteurs de chez Grasset, comme cela avait été le cas chez Fayard, après la main mise de Vincent Bolloré, nous dénonçons le risque de perte de pluralisme au profit des idées d’extrême-droite.
Nous proposons que les auteurs bénéficient d’une « clause de conscience » pour permettre aux auteurs de quitter un éditeur en cas de dérive.

Sébastien Fagnen a interrogé Édouard Geffray sur la sécurité des élèves en stage d’observation.
Après le décès tragique d’Axel la semaine dernière, qui s’ajoute à la mort tragique de cinq élèves en stage d’observation, nous dénonçons le manque d’encadrement insuffisant des stages d’observation.

Questions au gouvernement du 15 avril 2026

Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.

Christian Redon-Sarrazy a interrogé Catherine Pégard sur les difficultés de la PQR pour faire vivre la démocratie locale.
Le plan de restructuration du groupe Centre France, avec 152 suppressions de postes dont sept journalistes à Limoges, aura un impact immédiat sur la couverture de l’information dans les territoires. Cette nouvelle réduction intervient après celles déjà observées dans les secteurs des radios et télévisions locales. Au-delà de l’enjeu social, il y a une question démocratique majeure : moins de journalistes, c’est un risque accru de désert médiatique, propice à la désinformation.

Karine Daniel a interrogé Catherine Pégard sur la tarification dynamique et impact sur la filière du spectacle vivant
Le développement de la tarification dynamique dans le spectacle vivant soulève de vives inquiétudes. En accentuant la hausse des prix sur certains événements, comme l’a démontré l’exemple récent des concerts de Céline Dion, elle fragilise l’économie des festivals et de la filière musicale car les recettes fiscales du CNM sont plafonnées.
Ce modèle agit comme une bombe à fragmentation sur le secteur, amplifiée par des logiques de communication et de réseaux sociaux qui concentrent la demande sur quelques spectacles. Pour notre groupe, l’accès à la culture pour toutes et tous, ne peut pas être mis à mal par une marchandisation croissante.

Audrey Bélim a interrogé Jean-Pierre Farandou sur la suppression des parcours emploi compétences à La Réunion.
Ce choix politique est difficilement compréhensible, alors même que leur maintien avait été assuré par Emmanuel Macron lors de sa visite l’an dernier. Ce dispositif était essentiel pour l’insertion professionnelle et pour faire vivre la République dans un territoire déjà fragilisé.
Dans le même temps, la réduction des moyens dédiés à la construction de logements apparaît incohérente, alors que 50 000 Réunionnais attendent un logement social. Ces décisions témoignent d’un désengagement de l’État sur des enjeux prioritaires : l’emploi et le logement.

Questions au gouvernement du 8 avril 2026

Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.

Sylvie Robert a interrogé Catherine Pégard sur le pluralisme de l’information
Le projet de loi issu des états généraux de l’information qui devait réformer les aides à la presse et mieux réguler les plateformes a été abandonné par le Gouvernement. Ce renoncement intervient alors que les médias traditionnels, notamment la PQR, sont fragilisés par la captation des revenus publicitaires par les géants du numérique. Les restructurations et licenciements se multiplient et la concentration des médias s’accélère. Dans ce contexte, l’absence de réforme est perçue comme un renoncement à protéger le pluralisme de l’information et la profession de journaliste.

Colombe Brossel a interrogé Stéphanie Rist sur la réforme du complément mode de garde
Nous avions dénoncé les effets délétères de la réforme du mode de garde sur les familles monoparentales l’été dernier. Après sa mise en œuvre, le constat de l’UNAF est sans appel : 55 % d’entre elles seraient perdantes, avec une baisse d’aide comprise entre 150 et 300 euros par mois. Cette diminution fragilise des foyers déjà précaires et limite l’accès à des modes de garde adaptés. Cette réforme, au lieu de soutenir l’emploi et la conciliation vie familiale-professionnelle, aggrave les inégalités.

Gisèle Jourda a interrogé Jean-Noël Barrot sur la peine de mort en Israël
Le Gouvernement doit sortir de sa réserve face au projet d’instauration d’une peine de mort en Israël visant des Palestiniens accusés de meurtre « terroriste ». Un tel dispositif, lourd de risques d’arbitraire, de discriminations et d’escalade, contrevient frontalement aux principes du droit international. Dans ce contexte, le silence ou la prudence diplomatique sont incohérents avec l’engagement abolitionniste sans ambiguïté de la France. Une prise de position claire et ferme est nécessaire mais aussi une mobilisation active au sein des instances internationales pour faire respecter le droit et prévenir de graves atteintes aux droits fondamentaux.

Questions au gouvernement du 01 avril 2026

Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.

Hervé Gillé a interrogé Édouard Geffray sur la fermeture des classes
La multiplication des fermetures de classes fragilise l’école de la République. Ces choix gouvernementaux se traduisent, sur le terrain, par une augmentation des effectifs par classe et par un affaiblissement des moyens pédagogiques, au détriment des élèves comme des enseignants.. Les fermetures de classe accentuent les inégalités entre établissements mais aussi entre territoires.

Simon Uzenat a interrogé Camille Gaillard-Minier sur l’affaire le Scouarnec
Plus d’un an après l’ouverture du procès Le Scouarnec, les réponses apportées par les pouvoirs publics aux 300 victimes demeurent insuffisantes. Le gouvernement doit s’engager pour prévenir la répétition de tels crimes et prendre des mesures concrètes et effectives. Les dispositifs d’accompagnement des victimes, avant, pendant et après le procès, restent lacunaires. Ce décalage persistant entre les annonces et les actes est insupportable, les victimes méritent mieux.

Corinne Narassiguin a interrogé Laurent Nunez sur l’utilisation de la reconnaissance faciale par les forces de l’ordre
Le magazine Disclose a publié une enquête sur le recours illégal, par les forces de l’ordre, à un logiciel de reconnaissance faciale depuis 2022; lors de contrôle d’identité. Cet usage, s’il est avéré, soulève des inquiétudes sérieuses quant à la protection des droits fondamentaux. Le gouvernemnet doit laisser la CNIL faire son travail et, le cas échéant, fournir une réponse rapide pour rétablir un cadre conforme à l’état de droit.

Questions orales du 31 mars 2026

Viviane ARTIGALAS a interrogé David Amiel sur le plafonnement des recettes du centre national de la fonction publique territoriale.

Karine DANIEL a interrogé Édouard Geffray sur les conditions d’exercice et reconnaissance du rôle des directrices et directeurs d’école.

Catherine CONCONNE a interrogé Édouard Geffray sur la situation des intermittents du spectacle dans les territoires ultramarins.

Victorin LUREL a interrogé Michel Fournier sur les actions du Gouvernement sur les airbags Takata en Guadeloupe.

Sebastien PLA a interrogé Michel Fournier sur la confirmation du maintien du contrôle aérien à l’aéroport de Carcassonne.

Florence BLATRIX CONTAT a interrogé Sébastien Martin sur la situation de la filière silicium et avenir de Ferroglobe.

Déclaration du Gouvernement sur la situation au Proche et Moyen‑Orient

Le 25 mars 2026, notre collègue Michaël Vallet est intervenu lors la déclaration du Gouvernement portant sur la situation au Proche et Moyen‑Orient.

Nous avons porté une analyse critique de la situation internationale, en revenant sur les logiques de guerre au Moyen-Orient et leurs justifications contestées. Nous avons dénoncé la récurrence des interventions militaires menées sur des bases fragiles, en rappelant les précédents historiques et les dérives du recours à la force au mépris du droit international.

Nous condamnons à la fois les actions des grandes puissances, notamment le rôle des États-Unis, et les responsabilités régionales, qu’il s’agisse du régime iranien, de l’expansionnisme israélien ou des violences qui frappent les populations civiles au Liban, à Gaza et en Cisjordanie.

Nous avons interrogé le Premier ministre sur la position de la France et de l’Europe. Quelle est notre capacité d’influence dans un contexte de tensions accrues ? Et surtout, comment défendre une ligne indépendante, fidèle au droit international et aux principes de paix ?

Nous avons demandé au gouvernement plus de clarté, de courage politique et à un repositionnement stratégique de la France sur la scène internationale.

Questions au gouvernement du 25 mars 2026

Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.
Thierry Cozic a interrogé Maud Bregeon sur le choc pétrolier et les prix de l’énergie
Le conflit de Trump en Iran a des conséquences économiques réelles, notamment une hausse durable des prix du pétrole. Trois causes principales peuvent l’expliquer : l’instabilité du détroit d’Ormuz, l’insuffisance des capacités de substitution malgré les stocks stratégiques, et une demande peu sensible aux prix. Face à ce choc, la France manquerait de marges financières. Il propose donc un mécanisme d’encadrement des prix pour protéger le pouvoir d’achat sans creuser le déficit.

Corinne Féret a interrogé François Gatel sur la décentralisation et les collectivités locales
Notre groupe dénonce l’absence de réforme ambitieuse sur la décentralisation avant 2027. Les déclarations du gouvernement laissent craindre des transferts de compétences sans moyens financiers. Les élus locaux attendent davantage de clarté et de confiance. Le projet actuel de simplification est jugé insuffisant face aux enjeux. Le gouvernement doit clarifier sa position et garantir de réels moyens aux collectivités.

Yan Chantrel a interrogé Marina Ferrari sur les libertés associatives.
Le rapport de l’observatoire des libertés associatives dénonce des pressions politiques sur les associations pour leurs prises de parole publiques, notamment via des menaces sur les subventions. Pour notre groupe, l’engagement des associations est essentiel à la démocratie. Pou lutter contre l’affaiblissement des contre-pouvoirs, nous voulons que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour protéger la liberté d’expression des associations.

Questions au gouvernement du 25 février 2026

Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.

Jean-Jacques Michau a interrogé Annie Genevard sur la stratégie contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC).
Face à la progression de la DNC, le protocole vaccinal et la stratégie d’abattage total soulèvent de vives inquiétudes dans les élevages, en particulier à la veille de la montée en estive. À cela s’ajoute une coordination insuffisante avec les pays voisins, pourtant essentielle face à une maladie transfrontalière. Le Gouvernement doit mettre un terme à cette gestion et instaurer une réponse concertée, cohérente et proportionnée face à la DNC.

Christian Redon-Sarrazy a interrogé Annie Genevard sur la souveraineté sanitaire face aux épizooties.
Les suites de la DNC posent la question centrale de notre souveraineté sanitaire, notamment en matière de production et d’approvisionnement vaccinal. La dépendance à des capacités limitées ou extérieures fragilise notre réactivité face aux crises et expose les éleveurs à des décisions prises dans l’urgence. Au-delà de la gestion immédiate, il est indispensable de tirer les leçons de cette épizootie pour bâtir une véritable stratégie d’anticipation, de stockage et de coordination scientifique avec les agences concernées.

Annie le Houérou a interrogé Michel Fournier sur la place des femmes dans la ruralité.
À l’approche du 8 mars, nous rappelons que la situation des femmes en ruralité ne se limite pas à l’emploi agricole. Le plan présenté hier par le Gouvernement reste largement insuffisant face aux inégalités structurelles que les femmes subissent. La délégation aux droits des femmes du Sénat a pourtant formulé des recommandations concrètes pour lutter contre les « zones blanches de l’égalité » en matière de mobilité, d’accès aux soins, aux services publics et aux responsabilités. Ces propositions ambitieuses demeurent trop peu reprises. Le Gouvernement doit se saisir du sujet majeur de l’égalité femmes-hommes en milieu rural.

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