Questions au gouvernement du 17 décembre 2025

Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.
Jean-Jacques Michau a interrogé Annie Genevard sur la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
La crise de la DNC illustre, une nouvelle fois, les défaillances de l’action publique face aux urgences sanitaires agricoles. Alors que la vaccination aurait dû être engagée sans délai, le gouvernement a tardé à agir, laissant la maladie se propager et contraignant les agriculteurs à des mesures radicales. Des moyens financiers d’urgence doivent être débloqués pour indemniser pleinement les agriculteurs, dont certains ont consacré plusieurs générations à la constitution de leurs troupeaux. Dans ce contexte, le déploiement de 200 CRS pour procéder à l’abattage d’un troupeau est non seulement disproportionné, mais profondément inadmissible, révélant une gestion de crise davantage fondée sur la contrainte que sur l’anticipation et l’accompagnement du monde agricole.

Victorin Lurel a interrogé David Amiel sur les congés maladies des fonctionnaires ultramarins.
Un changement de qualification comptable, voulu par le Gouvernement, a amputé lourdement les revenus des fonctionnaires ultramarins. En requalifiant subrepticement les majorations du traitement brut destinées à compenser la vie chère en « indemnités » , les pouvoirs publics ont fortement réduit la rémunération des agents de l’État en congé maladie outre-mer. Or, ces majorations représentent une part essentielle des revenus, jusqu’à 40 % en Guadeloupe.

Marion Canalès a interrogé Charlotte Parmentier-Lecoq sur la généralisation du programme Pégase pour la protection de l’enfance.
La protection de l’enfance paie le prix de l’absence de volonté politique du gouvernement. Alors que les enfants placés, particulièrement vulnérables, devaient bénéficier d’un suivi sanitaire coordonné grâce au programme Pégase, la généralisation de ce dispositif à l’ensemble du territoire est désormais compromise. Après une phase d’expérimentation concluante dans plusieurs départements, la coordination du suivi est appelée à être fortement réduite. Cet exemple n’est malheureusement pas isolé : il s’inscrit dans un contexte de grave asphyxie financière des départements, à qui l’État a confié la compétence de l’aide sociale à l’enfance sans leur donner les moyens nécessaires pour l’exercer.

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