Questions au Gouvernement du 2 juillet 2025

4 – Mise en danger de la santé des Français par la PPL Duplomb, Jean-Claude Tissot (Loire)
Le débat sur la proposition de loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur dite « PPL Duplomb » a tourné autour de notre modèle agricole. L’instrumentalisation de la procédure parlementaire, via une motion de censure téléguidée, a conduit à la réunion d’une CMP, privant le Parlement d’un véritable débat.
Cependant, un aspect fondamental qui concerne directement la santé de nos concitoyens, a été largement occulté lors des échanges. En effet, la possible réintroduction de certains pesticides, dont l’impact sur la santé publique est particulièrement préoccupant, représente un enjeu majeur. Cette décision va à l’encontre de l’intérêt général et soulève des interrogations légitimes quant à la protection sanitaire des Français.

10 – Lutte contre le réchauffement climatique, Nicole Bonnefoy (Charente)
La France est à nouveau frappée par une canicule intense, la quatrième en cinq ans, qui confirme l’aggravation et l’accélération du dérèglement climatique. Ces épisodes touchent particulièrement les populations les plus vulnérables : personnes âgées, enfants, travailleurs précaires et mal-logés.
Malgré cette urgence, la réponse politique est à la régression : diminution des financements pour la rénovation énergétique, réduction des aides aux collectivités, baisse des objectifs écologiques, alors même que la France a été condamnée pour inaction climatique. Tous ces reculs, justifiés par la rigueur budgétaire gouvernementale, sacrifient la transition écologique et la justice sociale.

14 – Soutien aux familles monoparentales, Colombe Brossel (Paris)
La réforme récente du complément de libre choix du mode de garde (CMG) prévoit une modification des modalités de calcul de cette aide destinée à soutenir les familles dans le financement de la garde d’enfants. Cette réforme risque de pénaliser gravement les familles monoparentales, qui sont déjà dans une situation de vulnérabilité accrue tant sur le plan économique que sur celui de l’organisation quotidienne. Ces familles, en grande majorité portées par des femmes, pourraient voir leur reste à charge augmenter de façon significative, ce qui limiterait leur accès à l’emploi ou à une garde de qualité pour leurs enfants.

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