Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.
Hélène Conway-Mouret a interrogé Éléonore Caroit sur la situation au Groenland.
La menace réitérée de Donald Trump de s’emparer du Groenland devient de plus en plus pressante. Elle s’accompagne désormais de pressions directes sur la France et l’Union européenne, à travers la menace de surtaxes douanières.
Si ces menaces venaient à être mises à exécution, en violation manifeste du droit international et des règles fondant les relations entre alliés au sein de l’OTAN, cela constituerait une rupture majeure et irréversible de l’ordre international tel que nous le connaissons.
Didier Marie a interrogé Éléonore Caroit sur les relations entre l’Union Européenne et les États-Unis.
Cet été, l’Union européenne a conclu l’accord de Tunbery avec les États-Unis qui conditionne les droits de douane à des options d’achat d’énergie, dans une logique de dépendance assumée.
Alors que le comportement des États-Unis se fait de plus en plus agressif et coercitif, ces concessions traduisent un renoncement stratégique. L’Europe aurait besoin de fermeté et d’autonomie. La France doit peser de tout son poids au sein de l’Union européenne pour ce faire.
Rémi Féraud a interrogé Éléonore Caroit sur la situation des kurdes en Syrie.
Sous la pression des forces gouvernementales, qui se sont emparées de Tabqa et de Rakka, les forces kurdes ont signé un accord qui acte le retour de l’autorité de Damas sur le Nord-Est syrien. Après avoir repris l’enclave kurde d’Alep et faisant le pari du retournement des tribus arabes, le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, a pris le contrôle d’une partie de la région autonome kurde, ainsi que des ressources pétrolières et gazières de celle-ci. Le projet d’autonomie du Rojava, pourtant construit au prix de sacrifices immenses dans la lutte contre Daech, a ainsi été méthodiquement démantelé. Si le groupe HTS, dont est issu Ahmed Al-Charaa, ne se confond pas formellement avec l’État islamique, il n’en demeure pas moins porteur d’un islamisme radical dont la normalisation progressive inquiète. Dans ce contexte, l’attitude de la France interroge. Ancienne alliée des forces kurdes, prompte à célébrer leur rôle décisif contre Daech, Paris se réfugie aujourd’hui dans une passivité coupable.