Nous avons interrogé le gouvernement sur l’actualité.
Sylvie Robert a interrogé Catherine Pégard sur le pluralisme de l’information
Le projet de loi issu des états généraux de l’information qui devait réformer les aides à la presse et mieux réguler les plateformes a été abandonné par le Gouvernement. Ce renoncement intervient alors que les médias traditionnels, notamment la PQR, sont fragilisés par la captation des revenus publicitaires par les géants du numérique. Les restructurations et licenciements se multiplient et la concentration des médias s’accélère. Dans ce contexte, l’absence de réforme est perçue comme un renoncement à protéger le pluralisme de l’information et la profession de journaliste.
Colombe Brossel a interrogé Stéphanie Rist sur la réforme du complément mode de garde
Nous avions dénoncé les effets délétères de la réforme du mode de garde sur les familles monoparentales l’été dernier. Après sa mise en œuvre, le constat de l’UNAF est sans appel : 55 % d’entre elles seraient perdantes, avec une baisse d’aide comprise entre 150 et 300 euros par mois. Cette diminution fragilise des foyers déjà précaires et limite l’accès à des modes de garde adaptés. Cette réforme, au lieu de soutenir l’emploi et la conciliation vie familiale-professionnelle, aggrave les inégalités.
Gisèle Jourda a interrogé Jean-Noël Barrot sur la peine de mort en Israël
Le Gouvernement doit sortir de sa réserve face au projet d’instauration d’une peine de mort en Israël visant des Palestiniens accusés de meurtre « terroriste ». Un tel dispositif, lourd de risques d’arbitraire, de discriminations et d’escalade, contrevient frontalement aux principes du droit international. Dans ce contexte, le silence ou la prudence diplomatique sont incohérents avec l’engagement abolitionniste sans ambiguïté de la France. Une prise de position claire et ferme est nécessaire mais aussi une mobilisation active au sein des instances internationales pour faire respecter le droit et prévenir de graves atteintes aux droits fondamentaux.