Le 24 février 2026, nos collègues Patrick Kanner, Corinne Narassiguin, Rachid Temal et Viviane Artigalas sont intervenus en discussion générale du projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie.
La Nouvelle-Calédonie est une histoire, un équilibre fragile, un processus de décolonisation engagé depuis près de quarante ans dans un esprit de dialogue et de respect. Cette méthode, marquée par l’impartialité de l’État, la constance et la recherche du consensus, a permis de préserver la paix civile en Nouvelle-Calédonie.
Depuis 2021, cette confiance s’est fragilisée. Des décisions unilatérales ont remplacé la patience du compromis.
En 2025, la reprise du dialogue a permis d’aboutir à des discussions à Deva ainsi qu’un projet d’accord à Bougival qui constituait une base de travail sérieuse et innovante pour engager le dernier volet du processus de décolonisation et parvenir à la pleine souveraineté.
Ce projet de loi prévoit de constitutionnaliser un accord qui n’est donc pas consensuel. Sans consensus large, tout accord politique est sans avenir, car sa mise en œuvre sera contestée à chaque étape, maintenant le territoire dans l’instabilité et l’absence de perspective.