Une discussion budgétaire 2022 bâclée

Le groupe SER aurait souhaité proposer une alternative au libéralisme du Gouvernement

La majorité sénatoriale a rejeté la première partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2022. Les sénatrices et sénateurs du groupe SER se sont également exprimés contre ce texte injuste et électoraliste, incorporant des milliards d’euros de dépenses par simples amendements, au mépris total du travail du Parlement. Ils regrettent néanmoins de ne pas avoir pu examiner le deuxième volet du texte, consacré aux dépenses et aux politiques publiques dont les Français ont tant besoin aujourd’hui.

L’examen de la première partie du texte démontre une fois de plus l’entêtement du Gouvernement à ne pas faire contribuer davantage les plus aisés de nos concitoyens et les grandes entreprises à l’effort fiscal. Les mesures pourtant très contestables d’allègement de la fiscalité des plus aisés sont financées par l’accroissement de la dette et les premiers de corvée restent largement les laissés-pour-compte de ce budget.

Ce budget pour 2022 sacrifie la cohésion sociale et la préparation de l’avenir au profit d’une politique de l’offre malgré l’échec avéré de la théorie du ruissellement, dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat et de retour de l’inflation, qui pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des Français les plus modestes.

Le groupe SER regrette néanmoins que la deuxième partie du texte, dédiée au financement des politiques publiques, n’ait pas pu être débattue. Mise en place d’un pacte énergétique, garantie jeunes universelle, augmentation des postes dans l’Éducation nationale, relance de l’effort de construction de logements et de logements sociaux, coup d’arrêt aux suppressions de postes systématiques dans la fonction publique… : les sénatrices et sénateurs du groupe SER avaient des propositions concrètes pour un budget plus juste et plus ambitieux, au bénéfice de tous les Français.

Le dernier budget du quinquennat restera donc une nouvelle occasion manquée de réorienter et rééquilibrer la politique menée.

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